Eduquons 2010



2009 a piqué sa colère, fait des caprices et cassé des meubles.
On a tous dû mettre en place des stratégies pour lui faire face.

Je vous souhaite de bénéficier de cette expérience
pour apprendre à 2010
comment doit se tenir une année bien élevée,
au bureau comme à la maison. 

Belle et heureuse année.

Pétronille

Renault : l'exemple parfait de la gestion des événements

Dans un précédent billet, j'ai expliqué la fonction phatique du langage, illustrée en com corporate par l'exercice imposé de la carte de vœux. J'ai aussi écrit que les organisations qui se sortent grandies de cet exercice sont celles qui savent l'utiliser pour lancer un autre message.

Le mettre en scène, même. Et cette année, même si je n'ai pas fait un benchmark très poussé, je crois que je décernerais la palme de la meilleur utilisation à Renault.



Renault utilise le temps de parole offert par la période des vœux pour se définir comme l'inventeur de la voiture électrique du peuple. Plus que de subir cet exercice, il s'en sert pour succiter l'envie pour un produit qui n'existera que dans un an au minimum.

Très bon, très fin. Très bonne gestion des événements.

Meetic le prouve : le contenu prime sur le net

Les spécialistes du web s'acharnent à le dire : sur le net, encore plus qu'ailleurs, le contenu prime. Moi, je le prouve par meetic.

On ne minaude pas, les sites de rencontres existent et tout le monde y va à un moment ou à un autre, à fortiori quand on est trentenaire, célibataire et parisien avec l'argument :

"S'inscrire sur un site, et pourquoi pas? Quelle est la différence entre rencontrer quelqu'un sur un site ou dans la rue? Finalement, ce n'est qu'un catalyseur."

Mais il faut bien avouer que la différence, on la comprends très vite. Sur un site, on se représente une personne en fonction de quelques photos, des informations qu'elle aura laissé, et de celles que l'on aura glané en chattant. On identifie des critères discriminants et on se charme par texte interposé. Puis on se rencontre.

Et là. ...

La déception intervient certainement parce que l'on a idéalisé l'autre et reporté sur lui ses attentes MAIS AUSSI parce qu'une rencontre web se base sur des informations tangibles (le contenu) alors qu'une rencontre fortuite est portée par la magie de la séduction (aux critères peu identifiables).

Preuve que sur le net, le contenu prime, aux dépends du célibataire.


Tout le monde au bar!

Toutes les entreprises doivent avoir un blog

Petite discussion entre amies.

Elle : - J'en suis de plus en plus certaine : aucune entreprise ne peut se passer d'avoir un blog.
Moi - Mouais enfin franchement, je ne vois pas la valeur ajoutée d'un blog pour une boite qui vend de la moquette.
Elle : - Et bien si, tu te trompes, si cette boite veut être référencée dans google, elle doit devenir la référence sur le sujet et pour ça, il lui faut un blog.

Même si tous les secteurs ne se prêtent pas à cette démonstration, les blogs sont en effet un outil indispensable de la communication des organisations. Pour le référencement naturel d'abord, mais aussi pour ce que le web 2.0 a de plus que les autres médias : l'interactivité.

Contrairement aux produits de communication classiques, un blog n'est pas un discours dirigé du département communication vers des collaborateurs ou des clients mais un dialogue initié par la com auquel les collaborateurs où clients sont invités à apporter leurs expériences, leurs remarques, leurs questions.

Si la mayonnaise prend vraiment bien, le blog permet à l'entreprise de mieux connaître les intérêts de ses collaborateurs ou de ses clients, afin de mieux orienter sa communication par la suite.

Mais pour tenir ce pari, un blog doit d'abord avoir une véritable ambition éditoriale. Ce qui demande une véritable implication, du temps et de l'écoute.

Toutes les entreprises ne doivent peut-être pas avoir un blog mais celles qui le font doivent savoir pourquoi elles le font et ce qu'elles peuvent en tirer.

Vous savez que vous ne devez pas utiliser de point d'exclamation, don't you?

En 2002, j'ai suivi les cours de la London School of Journalism. Au milieu d'un cours, sur les pros et les cons de la vie de rédacteur freelance, mon prof s'arrête, nous regarde et nous lance :

"By the way, you know that you shan't use exclamation marks, don't you?"

Ca a réveillé tout le monde et je garde cette phrase en tête depuis. Pourquoi ne pas utiliser les fameux points d'exclamations, sir?

Tout simplement parce que cette ponctuation trahit un manque dans l'argumentation : si les mots ne suffisent pas à faire passer le message, inutile d'essayer de le camoufler par un effet d'optique.

Qu'est-ce que vous préférez?

"Je vous souhaite une bonne année 2010."
"Je vous souhaite une bonne année 2010!"

La simplicité a toujours du bon.